Qu'est-ce que l'Archange Minotaure ?
Nos choix éditoriaux seraient donc guidés par une ambition !
Nous chercherions ainsi à définir avec assez de précision, voire de clarté, les contours de notre "contemporanéité" (mot difficile à prononcer pour un bégue dyslexique). Nous voudrions imposer une “authentique proposition” éditoriale, constituer un “corpus cohérent” (et “fiable” de surcroît) susceptible, en tous cas, d’être lu par “le plus grand nombre”, etc. Tout cela ne nous apparaît qu’assez indistinctement encore. La voie peut être, ce serait pour nous exactement l’inverse : n’adopter aucun parti pris, ne se recroqueviller sur aucune idée, se limiter à tout, me regionibus toti contineo et, sur tout, ne projeter aucune vision préconçue (s’il se peut) sinon ce regard disponible, ouvert, attentif, attentionné. Puisse l’Archange Minotaure « cet ange de génie ! » faire surgir ce qui se dispense avec une telle évidence sous nos yeux ; l’un le nomme "vie", l’autre encore "écume des choses".
Un véritable éditeur est sans idée.
Nous chercherions ainsi à définir avec assez de précision, voire de clarté, les contours de notre "contemporanéité" (mot difficile à prononcer pour un bégue dyslexique). Nous voudrions imposer une “authentique proposition” éditoriale, constituer un “corpus cohérent” (et “fiable” de surcroît) susceptible, en tous cas, d’être lu par “le plus grand nombre”, etc. Tout cela ne nous apparaît qu’assez indistinctement encore. La voie peut être, ce serait pour nous exactement l’inverse : n’adopter aucun parti pris, ne se recroqueviller sur aucune idée, se limiter à tout, me regionibus toti contineo et, sur tout, ne projeter aucune vision préconçue (s’il se peut) sinon ce regard disponible, ouvert, attentif, attentionné. Puisse l’Archange Minotaure « cet ange de génie ! » faire surgir ce qui se dispense avec une telle évidence sous nos yeux ; l’un le nomme "vie", l’autre encore "écume des choses".
Un véritable éditeur est sans idée.
En présidant la toute récente association "Chemins Faisant", l'écrivain voyageur Gil JOUANARD souhaite maintenir la mémoire de son pair Jacques Lacarrière.
(Le Monde des livres, 31 mars 2006)
(Le Monde des livres, 31 mars 2006)
par L'Archange Minotaure
publié dans :
Bonnes nouvelles !
Gil JOUANARD – Venise en clair obscur
Jouanard est le genre de voyageur qui «tourne le dos à la foule giratoire.» Ce qui a priori n’est pas simple à Venise, dans le «flot touristique et matrimonial.» Mais l’auteur a plus d’un tour de vaporetto dans son sac et bientôt, à qui sait la trouver, s’offre une autre Venise, plus intime, plus simple, mais tout aussi intéressante.
On l’aura compris : la Venise de Jouanard n’est pas celle de tout le monde. «C’est que la force des lieux s’exprime d’abord par leur aptitude à se dégager des idées les plus couramment partagées.» D’abord : ne pas utiliser une gondole, qui est «moins un moyen de transport qu’un accessoire factice.» Venise se découvre à pied. Et un peu au hasard. D’ailleurs c’est bien connu : se perdre aide souvent à la découverte. «Le risque ? Louper la façade nec plus ultra, l’église au retable précurseur, le pont ou la placette à ne pas manquer. La belle affaire !»
Nous suivons facilement l’auteur dans ses «errances empreintes d’érudites rêveries.» Il nous raconte l’Histoire : comment et par qui ont été colonisés ces «instables et malsains marécages de la lagune», ces espaces «où la charge des cavaliers sauvages se fût enlisée.» Il nous raconte la petite histoire des ponts, des « bouches du lion », ces « boîtes aux lettres de l’infamie», des noms de lieux, ces Campo, calle, sotoporteghi et autres fondamenta… Il nous parle de lui-même, enfin, car «Venise vous ramène toujours à l’inconnu qui se tapit au fond de vos intimes replis intérieurs.»
Un autre regard sur Venise, assurément un regard à connaître. Un petit livre au riche contenu, superbement illustré, une belle invitation au voyage. Une écriture « franc-parler » qui peut surprendre, mais qui rythme bien cette courte promenade.
Les premières lignes : «On ne rêve, n’imagine, et peut-être même ne connaît jamais si bien un lieu richement connoté, devenu authentique corps de songes mythologiques, qu’avant de l’avoir vu pour la première fois, et d’en avoir fait se confronter la réalité et la représentation mentale qu’on en avait nourrie des années durant avec soi, voire avec vénération »
Dessins aquarellés de J-C DONNADIEU. Éditions L’Archange Minotaure 2006.
Gil JOUANARD a également publié chez le même éditeur dans cette collection « les Portes Clandestines », un Istanbul et un Prague. Chez Phébus : Un Journal, Moments donnés 1965- 1995 ; et La Saveur du monde, une promenade avec les «amis.»
Article par Lionel Bedin, in http://www.ecrivains-voyageurs.net (avril 2006)
Jouanard est le genre de voyageur qui «tourne le dos à la foule giratoire.» Ce qui a priori n’est pas simple à Venise, dans le «flot touristique et matrimonial.» Mais l’auteur a plus d’un tour de vaporetto dans son sac et bientôt, à qui sait la trouver, s’offre une autre Venise, plus intime, plus simple, mais tout aussi intéressante.
On l’aura compris : la Venise de Jouanard n’est pas celle de tout le monde. «C’est que la force des lieux s’exprime d’abord par leur aptitude à se dégager des idées les plus couramment partagées.» D’abord : ne pas utiliser une gondole, qui est «moins un moyen de transport qu’un accessoire factice.» Venise se découvre à pied. Et un peu au hasard. D’ailleurs c’est bien connu : se perdre aide souvent à la découverte. «Le risque ? Louper la façade nec plus ultra, l’église au retable précurseur, le pont ou la placette à ne pas manquer. La belle affaire !»
Nous suivons facilement l’auteur dans ses «errances empreintes d’érudites rêveries.» Il nous raconte l’Histoire : comment et par qui ont été colonisés ces «instables et malsains marécages de la lagune», ces espaces «où la charge des cavaliers sauvages se fût enlisée.» Il nous raconte la petite histoire des ponts, des « bouches du lion », ces « boîtes aux lettres de l’infamie», des noms de lieux, ces Campo, calle, sotoporteghi et autres fondamenta… Il nous parle de lui-même, enfin, car «Venise vous ramène toujours à l’inconnu qui se tapit au fond de vos intimes replis intérieurs.»
Un autre regard sur Venise, assurément un regard à connaître. Un petit livre au riche contenu, superbement illustré, une belle invitation au voyage. Une écriture « franc-parler » qui peut surprendre, mais qui rythme bien cette courte promenade.
Les premières lignes : «On ne rêve, n’imagine, et peut-être même ne connaît jamais si bien un lieu richement connoté, devenu authentique corps de songes mythologiques, qu’avant de l’avoir vu pour la première fois, et d’en avoir fait se confronter la réalité et la représentation mentale qu’on en avait nourrie des années durant avec soi, voire avec vénération »
Dessins aquarellés de J-C DONNADIEU. Éditions L’Archange Minotaure 2006.
Gil JOUANARD a également publié chez le même éditeur dans cette collection « les Portes Clandestines », un Istanbul et un Prague. Chez Phébus : Un Journal, Moments donnés 1965- 1995 ; et La Saveur du monde, une promenade avec les «amis.»
Article par Lionel Bedin, in http://www.ecrivains-voyageurs.net (avril 2006)
par L'Archange Minotaure
publié dans :
La Presse en parle !
Depuis Petit déjeuner chez Tyrannie, le pamphlet qu’il a cosigné avec son compère
Eric Naulleau, on sait que Pierre Jourde, en plus d’être un serial killer de la
critique, possède aussi un solide sens de l’humour. La preuve avec ce petit livre
parodique dans lequel il condense quelques extraits des œuvres d’un écrivain
imaginaire surnommé « le Propriétaire », assortis de notes de bas de pages
délirantes : Jourde se moque joyeusement des gloses universitaires et des lectures
psychanalytico-sémiotiques en lançant ici et là une petite pique à une certaine «
Julia Kroutcheva », à Philippe Sollers et même à… « Pierre Bourde », ce qui montre
qu’il sait aussi manier l’autodérision.
Bernard Quiriny, EPOK n°24 (semaine du 24 février)
Bernard Quiriny, EPOK n°24 (semaine du 24 février)
par L'Archange Minotaure
publié dans :
La Presse en parle !

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